HiEnghene

Côte Est Caledonienne

La découverte

« J’avais peur, je ne savais rien d’elle… »

Aimer ou partir?

La première fois, je suis partie.

La deuxième fois, je l’ai aimée.

Aujourd’hui, elle me manque déjà.

Baignez-vous

A la cascade de Tao

Traversez

Bac de la Ouaième

Plongez

Barrière de corail

La côte Est, un autre monde

16h, Oliv passe la porte. Il file prendre sa douche. Je charge les dernières affaires et j’attache les petits.

Aloïs va passer prendre le paddle et la glacière.

Romain nous rejoindra demain matin.

On décolle de Koné.

Au rond-point du magnifique hôtel de la province Nord, nous prenons la 4e sortie sur la Transversale Koné Tiwaka/RPN2. 

La route est sinueuse, au cœur des vallées, nous traversons les tribus Kanakes : Netchaot, Bopope… La végétation abrite d’innombrables espèces endémiques. Enoha m’interpelle à chaque fougère arborescente. Je me régale de le voir si attentif à la nature qui nous entoure. Il s’approprie ces paysages comme lieu de son enfance, ce qui me touche profondément. 

Des minis-farés sont installés sur le bord de la route et proposent fruits, plantes, légumes. Le prix est inscrit sur chacun. Une boîte sert de caisse, il suffit d’y glisser la monnaie.

Le soleil est de plus en plus bas. Nous sortons enfin de la chaîne et apercevons l’océan.

Nous y sommes…

De l’autre côté…

Oliv sourit. L’océan est à quelques mètres de moi, il sait que je revis…

Il est tard,

Les couleurs sont magnifiques, extraordinaires.

C’est pourtant une course qui s’engage.

Au fur et à mesure que le soleil se couche, notre espoir de monter la tente aux dernières lueurs du jour s’envole.

Sur la route, je fais part à Oliv de mon inquiétude. C’est notre premier camping depuis quelques mois. Nous sommes en saison fraîche et j’ai peur que nous ayons froid. Je me souviens d’un petit magasin sur le bord de la route. Un bric-à-brac. Oliv le repère et nous y arrête. La boutique va fermer dans quelques minutes, je file au rayon quincaillerie. Entre les coupes coupes et les plats à poisson, j’aperçois des couettes. Sur la pointe des pieds, j’avale un peu de poussière et déloge quelques araignées qui devaient vivre là, depuis longtemps… Après vérification auprès de la caissière, je fais l’affaire du siècle en payant cette relique deux places pour deux francs, six sous.

Je saute dans la voiture, mon trésor dans les bras, rassurée puisque définitivement, nous n’aurons pas froid.

Encore quelques kilomètres et nous arrivons au camping Babou Cap Océan. 

Il fait, nuit noire.

En Calédonie, un camping, c’est un terrain, majoritairement au bord de l’océan, jonché d’arbres avec emplacement libre. Rien n’est délimité, on se met où l’on veut. 

L’endroit est très calme, il n’y a pas grand monde.

Un petit repérage à la Mag Lite. C’est parti pour l’installation.

Nous pourrions simplement ouvrir une tente deux secondes, et être prêt en quelques minutes, sauf que nous, nous ne sommes pas vraiment comme ça… Après avoir vécu en Californie, les petits formats… Alors on la déplie, oui, notre tente, 8 places, 4 chambres avec salon et salle de réception. Celle où l’on tient debout… La  8.4 XL de chez Décathlon. 

En plein jour, elle se monte en 20 min, alors imagine le bonheur quand il fait nuit, que tu as un bébé accroché dans le dos qui gigote dans tous les sens et que notre mini nous bricoleur piétine d’impatience à l’idée de nous aider, ou plutôt de planter les sardines de la tente dans toutes les souches d’arbres avoisinantes,  avec le super marteau de papa, papa qui n’y voit rien, papa qui a faim…

Un vrai moment de partage, de convivialité… Ce moment où les couples divorcent dix fois puisque je te dis que c’est dans l’autre sens !

Jusqu’à que…

Psshhiiit…Clac….AAhhhh… Bien fraîche, et bien méritée.

Ça y est, c’est fait !

Aloïs est arrivé et s’est installé en 5 minutes. No coment.

La nuit est douce, tellement douce.

Au petit matin, le décor que nous avions imaginé est bien là.

Roches Lindéraliques,

Nous sommes au pied des roches Lindéraliques bien connu de Hienghène. Un décor similaire aux roches de la Baie d’Along au Vietnam.

Luxuriante nature au pied du lagon.

Les garçons partent plonger.

Je reste au camping avec les enfants. Enoha se fait deux copains. Je rencontre leur papa, Gaël, instituteur à l’école de Hienghène depuis 5 ans. Il est intarissable sur les bons plans de la région et je note avec soin ses bonnes adresses.

Les hommes reviennent bredouille. Tant pis pour la langouste, va pour les saucisses du boucher.

Paddle, sieste, PMT, une après-midi simple et agréable dans un petit coin de paradis.

Je me rends compte que le soleil se cache très vite derrière les blocs de roches.

Je pris secrètement pour retrouver les lumières que nous avons manquées hier.

Les enfants sont douchés. A mon tour de m’éclipser…

A l'aventure,

Je longe le chemin qui dépasse le camping et j’arrive à la « passerelle ». Un pont en bois au pied des formations rocheuses noires où se croise la rivière et l’océan.

Je ne pourrais pas aller plus loin à pied mais, le contre-jour des palmiers, des roches.. La lumière sur ces étendues d’eau glacis…

Je reste là.

Je commence à shooter les ensembles quand j’aperçois un pêcheur kanak, très concentré.

Il avance à pas de velours. Alors que du pont, je vois les bancs de poissons passés juste derrière lui, je me mets en quête de l’aider. Mais la tâche est loin d’être simple et les poissons jouent sous notre nez. Je lui demande la permission de prendre quelques photos et nous rions sur ses tentatives infructueuses. Son filet restera vide, et moi sans photo de son filet déployé aux lumières du crépuscule, mais je garde en mémoire ce joli moment.

Changement de spot,

Je décide de rentrer par la plage afin de prendre trois derniers clichés du camping.

Je ne vous ai pas dit, mais le Babou Cap Océan est également un centre de plongée. L’accueil y est extrêmement sympathique. Un congélateur, des sanitaires, deux grands farés éclairés le soir et une machine à café sont à disposition.

Nuit,

Je regagne notre campement. La nourriture est prête, les enfants ont mangé…

Non, je plaisante. Je suis la seule femme. Il fait donc nuit noire, rien n’est prêt, les pyjamas des enfants se sont transformés en treillis militaires, mais tout va bien. Papa gère…l’apéro avec les copains.

Love you so much.

Le ciel est magnifique. Ce sont des milliards d’étoiles qui scintillent au-dessus de nos têtes. Sans pollution visuelle, nous distinguons facilement la voie lactée. 

Les enfants sont enfin couchés. Le plein air, c’est bon pour le sommeil. 

Nous papotons autour du feu. Romain connaît bien la Calédonie et Aloïs à beaucoup voyager. C’est un régal de partager nos aventures et nos histoires.

Deuxième nuit un peu plus agitée. Poules, chats, chiens, oiseaux ont fêté le weekend, donnant au camping des allures de jungle improvisée. Tant que rien ne réveille mes enfants, ça me va…

Le coq chante depuis 3h30 ( je pense qu’il est déréglé), nous nous réveillons avec une température incroyablement douce.

Assis dans le sable tous les quatre, c’est un pur moment de bonheur.

Que peut-on demander de plus à un matin? Mer d’huile, nous petit déjeunons.

Cependant, je m’active. Il fait doux, oui, mais poc..poc..Ce nuage-là…

Paquetages rangés, nous décidons de partir à la conquête de la cascade de Tao, en faisant un petit stop à la célèbre et incontournable Poule de Hienghène qu’Aloïs n’a pas encore vu.

De toute évidence, il commence à pleuvoir.

Quoiqu’en fait, il pleut.

Sauf que là, il commence à beaucoup pleuvoir…

C’est en courant que nous descendons faire trois photos du rocher en forme de poule vous l’aurez compris.

La poule de Hienghène,

Après une courte réflexion, à l’unanimité, nous votons le repli. 

Nous reportons notre escapade à un autre weekend. Hienghène est un bon spot de plongée, une escapade récurrente pour cet été.

Notre journée finira en barbecue à la maison, sous les nuages secs de Koné.

Nos échappées de ce côté de la Calédonie sont loin d’être terminées.

Je reviendrais compléter cet article avec les multiples choses à visiter, mais ça se sera, une autre histoire…

En attendant, prenez bien soin de vous.

Où que vous soyez, au chaud ou au froid, on vous embrasse.

Bon à savoir

L’observatoire de la poule de Hienghène est accessible en voiture, il n’y a que quelques mètres goudronnés à faire à pied, praticable même en poussette !

Les campings offrent des espaces entretenus où les enfants peuvent gambader sans crainte.

La plage du camping Babou Cap Océan est une baie, endroit idéal pour la baignade et la plongée.

Des balades équestres sont possibles au départ de l’hôtel Koulnoué.

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