OUVEa

iles loyautes

La Promesse

« Je reviendrai « 

kanak

Sirotez

de l'eau de coco

Nagez

dans le lagon

Plongez

eau christalline

Une île,

Au Nord Est de la Grande Terre,

 

Ce n’était pas vraiment possible,

Ce n’était pas vraiment prévu,

C’est pour cela que c’est arrivé.

Y croire...

Je frotte mes pieds du bout des doigts. Ce n’est pas important qu’il en reste, il peut bien rester là des années.

Collant, doux, blanc, candide,  il est si pur que je voudrais le respirer.

Il doit même avoir un petit goût de sel.

Je me contente de le caresser.

 

Paysage,

Dans mes souvenirs, il y avait ce sable.

Atmosphère,

C’est encore là.

Mon dos frissonne, une chaleur envahit ma nuque.

La dureté de cette beauté suffocante est une épreuve.

Par quel miracle suis-je encore là?

 

Couleur,

Dans mes souvenirs, il y avait, cette couleur.

Ce bleu. Je pourrais décliner les turquoises, les bleus clairs, les bleus infinis…

C’est un bleu OUVEA, qui n’appartient qu’à elle et que mes yeux ne pourront jamais quitter.

Nuit,

Je dois rêver.

Les souvenirs de voyage reviennent parfois si fort la nuit.

Tabou,

Et si je ne rêvais pas?

Il y a dix ans, j’ai foulé pour la première fois le sol de cette île si particulière. J’avais une vingtaine d’années, le monde s’ouvrait à moi et pourtant, je remerciais déjà le ciel.

Une sensation inconnue de plénitude m’envahissait. Je pouvais mourir sur le champ, je venais d’atteindre le paradis.

Je me faisais alors une promesse improbable.

Un jour, si j’ai la chance d’avoir un mari et des enfants, je les amènerai ici, pour qu’ils voient, pour qu’ils sachent…

Bis,

3 ans plus tard, Ouvéa m’ouvrait les bras, m’accueillait avec la même intensité.

J’étais toujours seule, et sans enfant.

Et puis un jour,

Mamaaaaan, viens voir le crabe !!! Papa a trouvé un crabe.

 

Devant mes yeux, ce bleu, mon mari et mon fils.

Dans mes bras, ma fille de quelques mois.

A mes pieds, ce sable.

Dans mon coeur, ce bonheur insolent.

Dans ma tête, l’impossible, devenu réalité.

Dans le chemin qu’il nous est donné de faire, ma boucle c’est bouclé.

Aujourd’hui, dans les yeux de Maya, d’Enoha, d’Oliv et moi, il y a ce même bleu, cette même chaleur, cette même liberté.

On imagine souvent que les voyageurs sont des personnes qui n’ont pas encore trouvé l’endroit où poser leur valise.

Et j’ai reçu tellement de fois cette remarque qu’elle a finie par me torturer…

Jusqu’à ce que je comprenne.

Après tant d’années de réflexion, je suis en paix.

Ce que j’ai compris, c’est que je n’ai pas à choisir. 

Nous n’avons pas besoin de choisir.

Les autres nous le demandent, mais pas notre coeur.

Si le but de notre vie était de rester au même endroit, nous ne serions pas dotés de pieds, mais de racines.

La vie est un chemin.

Nous évoluons, chaque année, chaque minute, chaque seconde.

Ce qui nous correspond aujourd’hui ne nous correspondra peut-être plus demain.

Alors nous faisons ce choix de vivre où il faut quand il faut.

Si nous avons envie de rentrer, nous rentrons, si nous avons envie de partir, nous partons.

Parce que cette vie, ce temps précieux, ne reviendra pas.

Ma maison, mon paradis aujourd’hui, ce sont eux.

Peu importe où le vent nous mène, notre bonheur, cette raison de vivre, nous la puisons dans la découverte.

 

Prenez bien soin de vous, où que vous soyez dans le monde.

Et prenez rendez-vous avec vos promesses.

Bon à savoir

A voir : le trou bleu et ses tortues. Soyez patients et discrets.

Respectez l’histoire de cette île et les lieux tabous.

Explorez les fonds marins sous le pont de moulis.

Dinez local au snack Fassi. (Sur réservation).

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